Accueil Date de création : 14/11/07 Dernière mise à jour : 15/11/07 16:43 / 3 articles publiés
 

Universal, Kiss, Jango, Jay Z, Led Zep, Beatles, Bronfman, Slacker, Social.fm...  posté le jeudi 15 novembre 2007 16:43

Q3 2007 en berne pour Universal Music, qui a vu son chiffre d'affaires reculer légèrement sur les neuf premiers mois de l'année, à cause d'une baisse de ses ventes de disques et des effets de change liés à la baisse du dollar. Une tendance partiellement compensée par les bonnes performances de BMG Publishing (édition musicale), que la major a racheté récemment à Bertelsmann. 15 % du chiffre d'affaires (soit près de 490 M€) ont été réalisés dans le numérique, contre 11 % un an plus tôt.

Le marché mondial de la musique enregistré, qui pèsera un peu plus de 29 milliards de dollars sur l'ensemble de l'année 2007, va continuer à péricliter pour ne plus représenter qu'un chiffre d'affaires de 26,2 milliards de dollars en 2011, estime eMarketer.

Les étudiants ont tué le business de la musique, se plaint à Reuters Gene Simmons (ex-Kiss), qui se reconvertit dans les shows de télé réalité, comme son homologue Ozzy Osbourne de Black Sabbath. Il n'a plus envie de faire de musique, affirme-t-il. "Comment voulez-vous être rémunéré quand les gens peuvent l'avoir gratuite ?", demande-t-il. Autant vendre sa grossièreté légendaire à la télé et continuer à refourguer des coffrets de Kiss aux zozos...

Jango ne fait ni du Pandora, ni du Last.fm, ni du Deezer, mais un peu de tout cela à la fois. Une interface réussie et un service web bien pensé permettent de programmer et partager ses radios musicales personnelles en trois clics de souris, le tout sur fond de réseau social. Du bon boulot !

JayZ ne distribuera pas son prochain album sur iTunes. American Gangster, c'est son titre, constitue la B.O. d'un film blockbuster qui porte le même nom, et le rappeur américain considère que son format n'est pas adapté à une vente compartimentée. "De même que les films ne se vendent pas scène par scène, cet album ne se vendra pas titre par titre", a-t-il justifié, rejoignant Metallica, Dave Matthews Band et les Red Hot Chilipeppers dans leur résistance au modèle d'Apple.

Paul McCartney, qui sort un DVD sur sa carrière avec de nombreuses prises de vue inédites sur scène, ainsi qu'une version étendue de son dernier album Memory Almost Fool et un DVD de son concert de juin dernier au London's Electric Ballroom, promet que le catalogue des Beatles sera disponible en téléchargement sur Internet courant 2008. "Tout est prêt - il y a juste un tout petit point de détail à régler, mais je pense qu'il a déjà été réglé à l'heure où nous parlons", a-t-il confié à Billboard. Paul, entre nous, il y a déjà longtemps qu'on peut télécharger les Beatles sur le net...

Le P-dg de Warner Music, Edgar Bronfman, est en train de changer son fusil d'épaule. Nous avons eu tord de faire la guerre aux consommateurs, a-t-il dit en substance, lors du congrès GSMA Mobile Asia. Avant de reconnaître que le consommateur avait gagné. Autre surprise, il n'a pas tari d'éloges sur le modèle d'iTunes, qu'il a certes fort critiqué par le passé, mais néanmoins recommandé aux opérateurs mobiles de suivre. Seul les ânes ne changent pas d'avis.

Led Zeppelin se dévergonde à la vitesse grand V sur Internet, après avoir longtemps refusé d'en être. Le groupe mythique des seventies lance une chaîne de vidéos live sur le réseau social Imeem, après avoir autorisé la distribution de son catalogue sur iTunes.

Pas très fairplay, l'attitude d'EMI, qui a lancé une campagne de ad-words limite mensongère sur Google pour capter l'audience des fans en quête du dernier album In Rainbow de Radiohead. Le terme "Rainbow" figure bien dans le lien sponsorisé, mais ce dernier mène sur le site de leur ancien label Parlophone (EMI) où est mis en vente le boîtier des septs albums précédents.

En vrac, On est bien content d'apprendre que Creative a vendu au total 25 millions de baladeurs MP3, c'est à dire autant qu'Apple en une année. Une sonnerie pour mobile qui massacre votre chanson préférée, c'est bien. Si c'est vous qui chantez, comme au karaoké, c'est encore mieux ! En plus, Singtones corrige les fausses notes. Social.fm, qui permet de partager ses playlists avec des amis, débarque sur Facebook, après avoir déjà mis un pied dans MySpace.

Les radios américaines sont les seules à ne jamais payer de droits de performances aux labels et aux interprètes, ce qui ne fait plus l'unanimité, et a fait l'objet d'un nième débat dans l'enceinte du Sénat américain cette semaine.

L'américain Slaker, qui avait déjà lancé son service de radio interactive sur le Web, a enfin sorti son terminal dédié, vendu 200 $, qui permet d'y accéder depuis n'importe où. L'appareil gère la mise à jour de la quarantaine de playlists qu'il peut emporter via une connexion wi-fi.
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Robertson, Nettwerk, Sub Pop, All Music Guide, Universal, Musicnotes, Zune, Musiwave...  posté le mercredi 14 novembre 2007 16:41

Michael Robertson, ex-fondateur de Mp3.com, renoue avec les ennuis judiciaires, sur plainte de la maison de disques EMI, qui dénonce les violations de copyright perpétrées selon elle par deux de ses services de musique en ligne, Sideload.com et Mp3tunes.com.

Le label indépendant canadien Nettwerks (Avril Lavigne, Dido, Sum41...), dont le p-dg Terry McBride est un prosélyte du modèle à 360°, a décidé de jouer la carte des réseaux sociaux avec Imeem et ses 18 millions d'utilisateurs, qui vont pouvoir échanger des playlists et des vidéos de ses artistes.

Autre label à jouer à fond la carte de l'indépendance, l'américian Sub Pop Records lance sa propre boutique de téléchargement. De nombreuses références (raretés, épuisées) seront distribuées en exclusivité sur le site, ainsi que tout le back catalogue du label. Avec possibilité de re-télécharger à volonté un titre acheté, y compris dans les résolutions supérieures qui seront proposées ultérieusement.

Toledable.com dresse un joli portrait d'All Music Guide (AMG), base de données biographique et discographique américaine qui syndique ses contenus éditoriaux et ses chroniques à de nombreux services de musique en ligne. Un acteur incontournable qui se voit imité par quelques émules, comme Music-story.net en France.

La HD lossless tente une percée dans la musique digitale, avec MusicGiants, qui va alimenter les serveurs de médias distribués par le grossiste américain ADI en collections de musique avec son haute-définition.

Le détaillant en ligne britannique 7Digital, dont 60 % du catalogue est dépourvu de DRM (100 % d'ici la fin de l'année, espère-t-il), vend quatre fois plus de titres sans DRM que de titres protégés, ce qui fait dire à son directeur général Ben Drury : "Si l'industrie de la musique veut renouer avec la croissance, toutes les majors doivent suivre l'exemple et proposer la musique aux consommateurs dans le format de leur choix."

Universal Music y vient d'ailleurs par petites touches aux US, où une partie de son catalogue est distribué sans DRM par une multitude de e-détaillants (à l'exception notable d'iTunes). La major vient d'ailleurs de mettre à disposition tout le catalogue de son label Universal Music Classic & Jazz dans le format ouvert MP3.

Laissez tomber les teenagers, nous glisse The Observer. Ce sont les plus de trente ans qui dépensent le plus en matière de musique digitale. Et ils restent accros aux produits physiques, comme le CD ou les vinyles.

Et qui achète encore des partitions ? Musicnotes, qui s'est fait une spécialité d'en distribuer sur Internet, a fête son millionième client et écoulé quelques 3 millions de partoches et de tablatures depuis son lancemernt.

Microsoft a lancé aux US deux nouveaux modèles de Zune, que nous dévoile Engadget, mais transforme également sa Zune Marketplace, désormais ouverte même à ceux qui ne possèdent pas de baladeur Zune, en réseau social centré sur la musique, avec un système de recommadation d'extraits de 30 sec.

En vrac, les petits australiens malins de Pyglet Enterprises ont conçu un petit lecteur qui permet de transférer la musique sur un baladeur MP3 sans passer par un ordinateur. Technology Pundit s'offusque de constater que la qualité du son des iPod s'amoindrit de génération en génération. Les laboratoires Dolby (des dieux du son, non ?) ont racheté Coding Technologies, compagnie spécialisée dans la compression audionumérique (mobiles, télévision, Internet). MixRevolution, nouveau réseau social dédié aux DJ, réunit déjà 1600 membres.

Dans le secteur des mobiles, Microsoft se propose de racheter Musiwave, opérateur de services de musique sans fil, fondé à l'origine par le français Gilles Babinet et racheté 100 millions d'euros par l'américain Openwave. Quelle peut bien être la stratégie du géant mondial du logiciel ? Une question que se pose Forbes à propos de Google, qui masque à peine des ambitions probablement aussi démesurées.

Sinon, l'opérateur mobile américain AT&T lance un service de radio personnalisé avec Pandora, et les industirels de la musique fondent de plus en plus d'espoirs sur les mobiles, nous apprend le Guardian, au moins pour ce qui est de l'Angleterre, où le lancement du iPhone a fait un petit flop.

Pour finir, une citation de Patrick Faucher, P-dg de Nimbit, une start-up qui fournit des outils clés en main aux artistes pour vendre directement leur musique sur Internet, lors d'une interview avec Hypebot : "On va voir s'accélérer la migration vers un nouveau modèle pour les artistes et les labels, plus centré sur l'artiste, avec une approche à 360° du business. de plus en plus d'artistes vont distribuer directement leur musique, depuis leurs sites Web ou lors des concerts. Certains le feront par eux-mêmes, d'autres en partenariat avec un label qui comprend le nouveau paysage et peut apporter une réelle valeur ajoutée pour ce qui est d'aider l'artiste à se développer."

Au fait, qui en veut à Alicia Keys, qui a vu sa page Myspace défigurée à plusieurs reprises par des pirates ?
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EMI, Warner, Eagles, Radiohead, P2P, Believe, eMusic...  posté le mercredi 14 novembre 2007 11:48

Hypebot se demande si Roger Ames est toujours à la tête d'EMI North America. Il pourrait avoir été remplacé par le producteur Billy Mann, une des rares personnalités du monde de la musique recrutée au conseil d'administration de la maison de disques par son nouveau propriétaire, le fond d'investissement Terra Firma.

Ca sent le roussi à Wall Street pour Warner Music. L'analyste de Pali Research Richard Greenfield vient de revoir une nouvelle fois à la baisse son objectif d'évolution du cours de son action en bourse, à 5 dollars seulement. Il pointe du doigt une myriade de facteurs négatifs.

Tandis que Live Nation, numéro un mondial du live, se félicite d'avoir presque multiplié par deux son résultat opérationnel au cours des neuf premiers mois de l'année 2007. Sa division Artist Nation, qui vient de signer Madonna, emploie déjà 300 personnes.

Les Eagles se sont classés numéro un du Top 200 albums de Billboard aux US devant Britney Spears, avec leur double album " Long Road Out Of Eden" et 711 000 unités écoulées chez Wal-Mart, qui a l'exclusivité de sa distribution. Une exclusivité toute relative, selon Rolling Stone.

EMI capitalise sur le buzz fait récemment autour de Radiohead, qui n'a pas renouvelé son contrat avec la maison de disques, en sortant un boîtier des précédents albums du groupe à quelques semaines de Noël. Aucune collusion entre les deux, indique PitchWork. Selon Nielsen Soundscan, les précédents albums du groupe ont vendu 35,8 % de copies en plus au cours des quatre semaines qui ont suivi la sortie de "In Rainbow" sur Internet.

Beaucoup de vagues sur le front du peer-to-peer. L'économiste américain Stan Leibowitz démonte proprement une étude canadienne qui ne voit pas de lien entre le téléchargement illégal et la baisse des ventes de disques. Les sénateurs américains veulent autoriser l'Etat à poursuivre les P2Pistes. Le serveur de trackers BitTorrent Domonoid est définitivement fermé. The Pirate Bay veut développer un protocole alternatif à BitTorrent. Et Prince poursuit The Pirate Bay.

Là-dessus, Fortune nous explique pourquoi les artistes ont encore besoin d'un label. Et Hypebot se questionne avec ses lecteurs (beaucoup de pros du secteur aux US) sur l'émergence d'une nouvelle "middle class" de musiciens grâce (ou à cause ?) d'Internet. Quelques artistes (Cee-Lo de Gnarls Barkley, Adam Levine de Maroon 5, Marilyn Manson, Jack Johnson, etc.) livrent leur sentiment du jour à Rolling Stone.

Bravo à Denis Ladegaillerie, P-dg et fondateur de l'agrégateur de labels indépendants français Believe, qui vient de boucler une première levée de fond de 2 millions d'euros auprès de XAnge Private Equity. Believe a vendu à ce jour 5 millions de titres, dont une bonne proportion à l'international, et reversé plus de 2 millions d'euros de royautés aux ayant droit depuis son lancement.

eMusic, service de téléchargement au forfait qui existe depuis 1998, numéro deux du marché américain derrière iTunes, qui distribue plus de 20 000 labels indés, revendique aujourd'hui 350 000 abonnés et 165 millions de titres écoulés depuis 2003.

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